Ong des Villageois de Ndem

L’agroécologie

Nous souhaitons mettre l’accent sur l’importance de l’approche agroécologique quant aux questions relevant du réchauffement climatique. En effet, ces dernières années, ses effets deviennent de plus en plus visibles et l’agriculture souffre du manque d’eau, d’autant que l’appauvrissement des terres causé par les engrais et pesticides reste problématique.

Le jardin Faune Flore de Ndem

La ferme pédagogique

Programmes d’animation

Mise en place à Ndem, il s’agit d’un espace pédagogique de sensibilisation et d’éducation aux enjeux de la biodiversité, de l’écologie, de l’agriculture paysanne, du reboisement, de la santé, du retour à la terre, de la responsabilité de l’homme vis-à-vis de la création qui l’entoure.
Des visites guidées sont proposées aux groupes privés et aux classes d’école, incluant le parc animalier, le jardin botanique et le maraîchage biologique.
Pour tous renseignements, visitez le site internet du jardin Faune Flore

Le parc Animalier

En plus des animaux domestiques traditionnels (ovins, bovins, poules, canards, dindons), le parc comprend également des espèces rares du patrimoine Sénégalais (autruches, oies, tortues, pigeons de race, paons, singes) dans l’objectif de sensibiliser les jeunes à la richesse de la faune de leur pays et à la biodiversité en général.
Ce volet constitue aussi une perspective originale de durabilité économique du projet par la démultiplication, l’échange et la vente de ces animaux rares dans les réseaux d’amateurs et collectionneurs.

Le club nature

L’espace nature maraîchage pour les enfants fonctionne à merveille, il compte à peu près une cinquantaine d’enfants qui s’occupent de leur jardin à tour de rôle.
Plantations de tomates, salade, des citronniers sont aussi en prévision. Le suivi de l’espace nature est bien suivi par le responsable du jardin faune flore Cheickh Ngom.

Le maraîchage, le reboisement sur Ndem et Mbacké Cadior

Le maraîchage biologique

La culture maraîchère de contre saison, c’est-à-dire durant les 9 mois de saison sèche, vise à assurer la sécurité et la souverainté alimentaire des populations locales tout en améliorant la qualité nutritionnelle de celles-ci par la production diversifiée de légumes biologiques, assurant ainsi la bonne santé de la terre, des producteurs, et des consommateurs.
En effet, les traitements insecticides pratiqués sur la plupart des produits maraîchers commercialisés ne subissent aucun contrôle, et l’ignorance des conséquences de leur mauvaise utilisation sur la santé des producteurs et consommateurs est la cause de nouvelles maladies. C’est pourquoi le choix exclusif du projet s’est porté, depuis ses débuts en 2005, sur l’agriculture biologique, suivant les principes de l’agro-écologie.
L’exploitation maraîchère se pratique dans trois espaces aménagés et équipés: 0,75 hectare à Ndem , 1 ha à Ngaga et 0,5 ha à Keur Potié.et Mbacké Kadior sur une parcelle de 4 hect. Depuis le début, plus de 100 adultes ont été formés aux techniques bio et à l’irrigation au goutte-à-goutte (technologie permettant jusqu’à 40% d’économie d’eau, qui est donc particulièrement bien adaptée à la zone sahélienne où l’eau est rare et chère), expérience unique dans la région.
L’activité maraîchère vise aussi la création de revenus équitables pour les producteurs (principalement des femmes).
En coopération avec les écoles de la zone, l’ONG a également pu initier de nombreux jeunes et enfants au maraîchage et à l’agro-écologie.

Vous recherchez des renseignements sur la formation au jardin Faune Flore.

Le reboisement et  les pépinières

Les arbres sont à la base de toute revalorisation d’un écosystème. Ainsi, la démultiplication, la distribution de plants et la mobilisation des populations au reboisement a été une constante dans le travail de l’ONG à chaque saison des pluies.

Actuellement, 4 espaces de pépinières sont en cours d’installation à Ndem, Diourbel,Darou Marnane et Touba, pour la démultiplication des espèces forestières, fruitières et ornementales.
Conformément à la vision de l’agro-foresterie, les arbres ont également leur place à l’intérieur des périmètres maraîchers. Deux catégories d’arbres sont favorisés : les arbres fruitiers adaptés au milieu d’une part; et d’autre part les arbres dits « fertilitaires ». D’autres arbres à valeur botanique et à utilisation médicinale sont également cultivés.

2 pépinières sont actuellement en activitées sur Ndem et Mbacké Kadior.

Formez vous au métier de pépiniériste, renseignements sur notre site internet: Jardin Faune Flore

En 1995

Un convoi humanitaire « Entre Meyrin et Ndem » a rejoint la Suisse au village de Ndem pour fournir le premier véhicule utile pour l’ensemble des projets.

Depuis lors La Commune de Meyrin (Suisse) a financé l’achat de trois véhicules adaptés à la région et constituant d’avérant essentiels pour le transport de matériel et de personnes (1999, 2010, 2014).

L’élevage sur Ndem et Mbacké Kadior Guiguiss Bamba, la pisciculture

twitter 2 iconL’élevage est un élément incontournable de l’économie rurale de la zone et qui est lié de façon complémentaire et synergique avec la dimension agricole. C’est cette symbiose que l’ONG des Villageois de Ndem met en avant en réunissant ces deux axes (maraîchage et parc animalier) dans un même espace.
 
Le fumier des animaux est un intrant important pour la production de compost, condition indispensable à l’agriculture durable pour les sols appauvris du Sahel. Le jardin fournit une partie du fourrage pour l’alimentation des animaux, et constitue un microclimat favorable pour leur épanouissement.
 
A Mabacké Kadior sur le site Guiguiss Bamba, grâce à un projet d’échange entre jeunes sénégalais et francais, une bergerie a également vu le jour : La construction de l’étable s’est faite par la technique alternative dite « eco-dome ». Les bénéfices de l’engraissement et de la vente des moutons serviront à soutenir les dépenses d’un fond de roulement pour les besoins en ressources humaines et en matières premières du centre de formation professionnelle « Cheikh Ibra Fall ».        

sun cloud iconLe développement de la pisciculture à Mbacké Kadior est devenu, depuis quelques années, une option face aux effets des changements climatiques dans le sous-secteur de la pêche au Sénégal. A Mbacké,  une expérience de ferme piscicole avec des bassins sur terre a été testée dans le cadre d’un projet de sécurité alimentaire. L’objectif est de promouvoir le développement de l’aquaculture comme un moyen de contribution à la sécurité alimentaire et une source de création d’emplois durables, à travers la valorisation de ressources locales.

Le projet Agora écologie

les projets agora écologique de Mbacke KADIOR que soutient l’ONG des villageois de Ndem

 

LocalisationSite Nguiguiss Bamba de la commune de Mbacké Kadior (Région de Louga, Sénégal)

Porteur du projet : SOL Alternatives Agroécologiques et Solidaires est une association de solidarité internationale créée en 1980 qui a pour objectif de participer à la satisfaction des besoins essentiels des agriculteurs paysans et à la valorisation de leurs rôles dans la société pour préserver la planète et nourrir les Hommes.

Partenaire local : l’ONG des Villageois de Ndem a été créée en 1985 afin d’instaurer une dynamique collective pour améliorer les conditions de vie des populations rurales et freiner l’exode rural. De la santé à l’artisanat, en passant par l’éducation, l’épargne/crédit, l’environnement et l’agriculture, l’approche systémique de l’ONG a permis d’infléchir les dynamiques d’exode rural dans sa zone d’action. Depuis 2014, l’ONG s’est engagée dans un projet de démonstration de l’agroécologie dans le cadre de la revalorisation du site historique de Mbacké Kadior.

ContexteAu Sénégal, l’agriculture occupe près de 65% de la population active et l’agriculture familiale représente 95% des exploitations. Ces dernières souffrent cependant de l’épuisement des sols et du surendettement liés à l’encouragement par les politiques nationales de l’exportation via la monoculture et l’utilisation d’intrants chimiques, entrainant un cercle de dépendance des paysans aux produits phytosanitaires, engrais chimiques et semences hybrides. Ces difficultés sont aggravées par le changement climatique, par lequel la région de Louga est particulièrement impactée et qui se traduit notamment par une sécheresse persistante et une perte de biodiversité. Dans la commune de Mbacké Kadior, l’agriculture pluviale constitue l’activité principale mais est progressivement délaissée face à ce contexte de crise, et l’exode rural y est patent.

Objectif général : Expérimenter et créer un modèle de ferme agroécologique viable et vivable, à forte visibilité nationale au Sénégal, répondant aux enjeux de souveraineté alimentaire, d’emploi rural, de protection de l’environnement et de solidarité pour le Sénégal et le Sahel.

Objectifs spécifiques :

  1. Créer une dynamique de recherche-expérimentation multi-acteurspour la promotion de solutions agroécologiques en milieu sahélien : favoriser l’innovation dans les pratiques agroécologiques des acteurs et les échanges de savoirs faires.
  2. Expérimenter et s’approprier des modèles d’agriculture viable, vivable et reproductible via l’acquisition de techniques agroécologiques et de conservation-reproduction des semencestraditionnelles locales.
  3. Recréer une solidarité économique, sociale et écologique entre paysans et citoyensvia la sensibilisation sur les interactions entre santé, alimentation, agriculture et environnement.machagekadior1

Bénéficiaires :

  • 13 apprentis-formateurs issus de la communauté installée sur le site Nguiguiss Bamba
  • 187 paysan.nes (dont 50% de femmes) de la zone
  • 750 jeunes d’écoles et collèges de la zone
  • Au moins1200 personnes du grand public au niveau national par an

Principales activités :

Création d’une ferme modèle de formation à l’agroécologie :

  • Construction et aménagement des espaces d’élevage et pisciculture, transformation alimentaire, arboriculture, maraichage et conservation des semences paysannes
  • Mise en place d’un comité de pilotage agroécologique composé d’experts dans chaque sous-domaine du projet dont l’ASPSP[1], l’APAF[2], l’association des anciens étudiants de l’ENSAT[3], etc.
  • Réalisation d’un forage à l’éocène(nappe d’eau renouvelable) solaire pour l’irrigation

Formations de 200 paysan/nes à l’agroécologie et échanges d’expérience :

  • Formation de 13 apprentis formateurs-trices dans 6 spécialités (élevage, pisciculture, transformation alimentaire, agroforesterie, maraichage, semences) par les experts du comité de pilotage. Les apprentis seront en charge de l’espace de démonstration et des expérimentations dans l’une des spécialités prévues sur la ferme, ainsi que des formations de réplication pour 187 paysan.ne.s des villages alentours.
  • Visites d’expériences et échanges autour de projets agroécologiques aux niveaux national, régional et international pour favoriser le partage des innovations et savoirs-faire.

Sensibilisation, communication, plaidoyer et capitalisation :

  • Sensibilisation de 750 élèves de la zone à l’agroécologie, la préservation de l’environnement et la consommation responsable à travers des activités pédagogiques d’éducation populaire mensuelles (jeu Ecolandi, théâtre, projections, création de pépinière, préparation du compost, visites de la ferme pédagogique du projet et du jardin « Faune et Flore » de Ndem, etc.)
  • Accueil du grand public et activités de sensibilisation sur la ferme.
  • Actions de communication via la promotion du projet à travers les média locaux et nationaux.
  • Actions de plaidoyer et activités de capitalisation pour promouvoir la réplication du projet

Principaux résultats attendus :

  • Une ferme agroécologique modèle est créée : la qualité des sols est améliorée grâce au développement de techniques agroécologiques adaptées au contexte sahélien qui ont été documentées et sont diffusées
  • Le site de Nguiguiss Bamba devient un lieu de découverte de l’agroécologie pour les habitants de la zone ainsi que les visiteurs et volontaires nationaux et internationaux
  • Une case de semences paysannes est créée et permet de conserver et multiplier des semences adaptées à leurs milieux et aux conditions climatiques
  • Un comité de 13 apprentis formateurs en charge de la ferme de formation est formé par les experts et les visites d’échange. Il fonctionne de manière autonome et forme à son tour 187 personnes à l’agroécologie et la préservation/reproduction des semences
  • 750 élèves sont sensibilisés à l’agroécologie, la préservation des ressources naturelles et de l’environnement et à la consommation responsableelevage Mbacké Cadior1

Sur le long terme, des modèles techniquement et financièrement reproductibles basés sur une utilisation durable des ressources sont diffusés et répliqués dans tout le Sénégal

 

[1] Association Sénégalaise des Producteurs de Semences Paysannes

[2] Association pour la Promotion de l’Agroforesterie et de la Foresterie

[3] Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie de Thiès

 

FORAGE BIOFERMES SENEGAL (Avril 2018-Mars 2021)

Accès à l’eau potable durable et irrigation d’une ferme agroécologique en zone rurale sahélienne

Porté par l’association Solidarité Ndem Genève : Association genevoise (Suisse) fondée en 1993 qui a activement participé à la mise en place des projets Forage Bioferme et à la création de la ferme agro-écologique de l’ONG des villageois de Ndem qui a été soutenu financièrement par des fonds provenant du canton de Genève. 

 

Localisation : Site de Nguiguiss Bamba, Commune de Mbacké Kadior, Région de Louga (Sénégal)

Contexte justifiant le projet :

En raison du changement climatique, la région de Louga est passée d’un climat soudanien à un climat sahélien en l’espace de 30 ans, avec une sécheresse persistante. Malgré le contexte naturel difficile, l’agriculture pluviale constitue l’activité principale des populations, mais est progressivement délaissée face à la perte de fertilité des sols usés par la monoculture et l’utilisation intensive d’intrants chimiques, et face au manque d’accès à l’eau. De ce fait, l’exode rural est patent dans la commune de Mbacké Kadior et ses environs.

Dans une perspective de revalorisation du site historique de Nguiguiss Bamba, l’ONG des Villageois de Ndem s’est implantée depuis 2014 sur ce lieu afin de redynamiser l’économie locale et améliorer les conditions de vie et l’autonomie des populations rurales à travers notamment le développement d’une petite ferme agroécologique modèle en zone sahélienne dans une perspective de création d’activités génératrices de revenus sur le long terme.

Toutefois, le tarif excessivement élevé de l’eau (400 FCFA/m3) provenant d’un forage situé à 9km du site ne permet pas de garantir un accès à l’eau potable soutenable pour les populations et empêche le démarrage des activités de maraichage prévues dans le cadre du projet.

C’est dans ce contexte que Solidarité Ndem Genève, en partenariat avec SOL et Women Entrepreneurs, s’est engagée à accompagner l’ONG des Villageois de Ndem dans sa lutte contre l’exode rural par la création d’un accès à l’eau potable durable et l’irrigation d’une petite ferme agroécologique de formation et de production.

Bénéficiaires du projet : 2066 personnes dont 60 personnes permanentes du campement Nguiguiss Bamba (dont 50% de femmes), 200 paysan.ne.s (dont au moins 50% de femmes) formé.e.s à l’agroécologie au sein de la ferme irriguée, 56 paysan.nes bénéficiant d’un système d’irrigation de leurs parcelles en phase 2, 750 élèves d’écoles primaires et collège de la zone sensibilisés dont 230 bénéficiant d’une formation professionnelle à l’agroécologie en phase 2, et 1000 visiteurs par an

Activités et résultats attendus :

  1. Mise en œuvre d’infrastructure d’accès durable à l’eau potable et à l’irrigation et formation d’un comité local de gestion :

Un forage à l’éocène accompagné d’un système de pompage solaire permettra à la fois d’approvisionner 446 personnes en eau potable à des tarifs abordables et de démarrer les activités maraîchères et arboricoles de la ferme agroécologique support du projet.

Un comité de gestion de l’eau sera formé par une entreprise locale et par l’ONG des villageois de Ndem (qui dispose d’une expérience notable dans le domaine) pour assurer la maintenance et le suivi de l’utilisation de l’équipement et de la ressource en eau sur le long terme.

  1. Formation professionnelle au maraichage et à l’arboriculture agroécologiques :

Le forage géré par l’ONG garantira un accès à l’eau douce à moindre prix pour permettre les formations au maraichage et à l’arboriculture pour 200 paysan.ne.s (dont 50% de femmes) sur le périmètre pédagogique de la ferme et encourager les activités de maraichage comme source de revenus sur le long terme.

En phase 2, 230 jeunes de la zone recevront une formation professionnelle à l’agroécologie et 56 paysan.nes s’installeront sur l’espace de production de la ferme (8 ha), bénéficiant de l’irrigation de leurs parcelles grâce au forage.forage1

  1. 3. Expérimentation de la gestion intégrée de l’eau et sensibilisation à l’agroécologie et la préservation des ressources naturelles :

Construction de latrines et d’un système de récupération des eaux usées pour 2066 usagers ;

Sensibilisation sur la gestion de l’eau responsable intégrée aux formations à l’agroécologie pour 200 paysan.nes ;

Activités pédagogiques de sensibilisation pour 750 élèves d’écoles primaires et collèges ;

Accueil d’au moins 1000 visiteurs sur la ferme qui seront sensibilisés aux thématiques du projet.

Organisme porteur et partenaires :

Solidarité Ndem Genève : Association genevoise (Suisse) fondée en 1993 qui a activement participé à la mise en place des projets Forage Bioferme et à la création de la ferme agro-écologique des villageois de Ndem qui a été soutenu financièrement par des fonds provenant du canton de Genève.

ONG des Villageois de Ndem : Partenaire local à l’origine du projet et en charge de sa mise en œuvre sur le terrain. Depuis plus de 30 ans, l’ONG œuvre en vue d’améliorer les conditions de vie des populations rurales à travers des actions dans divers domaines (santé, artisanat, éducation, accès à l’eau, protection de l’environnement, agriculture) dans une vision holistique du développement. Elle gère notamment 3 forages à l’éocène qu’elle a réalisés dans la zone de Ndem, où elle est parvenue à endiguer l’exode rural.

SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires : Association française de solidarité internationale fondée en 1980 pour améliorer les conditions de vie des communautés paysannes et préserver la biodiversité. Partenaire en appui au volet agricole et en charge du suivi global du projet agroécologique Biofermes Sénégal. Site du projet SOL-ASSO

Women Entrepreneurs (WE) : Association partenaire en appui au volet femmes du projet.

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